Isolation, ventilation, chauffage : chaque solution est choisie selon votre logement, vos usages et vos objectifs — pas selon un catalogue standard.
L'isolation par l'extérieur est l'une des solutions les plus complètes pour améliorer la performance d'un logement. En enveloppant le bâtiment de manière continue, l'ITE supprime les ponts thermiques tout en conservant l'intégralité de la surface habitable.
Au-delà de la performance, elle transforme l'aspect du bien : ravalement complet de la façade, esthétique modernisée et meilleure valorisation immobilière.

L'isolant est fixé sur la face extérieure des murs, puis recouvert d'un enduit ou d'un bardage. Cette enveloppe continue supprime les ponts thermiques sans réduire la surface habitable.

Enduit : aspect classique, coût maîtrisé. Bardage (bois, composite, fibre-ciment) : lame d'air ventilée, rendu contemporain, durabilité renforcée.
L'ITI est la solution adaptée lorsque l'intervention en façade n'est pas possible (copropriété, contraintes d'urbanisme, façade en pierre à préserver). Elle réduit efficacement les déperditions des murs.
Elle offre aussi l'occasion de repartir sur des supports neufs et de moderniser entièrement l'intérieur, dans le respect des règles de l'art et des DTU en vigueur.

L'ITI se réalise par doublage des murs intérieurs : l'isolant est posé sur une ossature métallique puis fermé par une plaque de plâtre, ou collé directement au mur sous forme de complexe isolant + BA13.
Le soin apporté à l'étanchéité à l'air (pare-vapeur continu) est déterminant pour éviter toute condensation dans la paroi. Les réseaux encastrés (prises, plomberie) sont repris pendant le chantier.
Avant la pose, on contrôle l'absence d'humidité et on traite les éventuelles remontées capillaires. La pose sur ossature autorise le passage des gaines et une lame d'air, tandis que le complexe collé limite la perte d'espace.
On privilégie l'ITE quand la façade peut être modifiée et que l'on vise la performance maximale sans perdre de surface. On choisit l'ITI lorsque la façade doit rester intacte (pierre de caractère, copropriété, secteur protégé), lorsque le budget est plus serré, ou pour isoler à l'occasion d'une rénovation intérieure. Les deux solutions peuvent aussi se combiner.
Lorsque les combles ne sont pas habitables, on isole directement le plancher du grenier. C'est le geste le plus rentable de la rénovation : jusqu'à 30 % des déperditions d'une maison s'échappent par la toiture.
L'intervention est rapide, peu invasive et peu coûteuse — souvent réalisée en une journée, sans gros travaux dans le logement.

Deux techniques selon la configuration. L'isolant soufflé (flocons de laine de verre, laine de roche ou ouate de cellulose projetés mécaniquement) est idéal pour les combles difficiles d'accès et les planchers irréguliers. L'isolant déroulé (rouleaux ou panneaux en deux couches croisées) convient aux planchers accessibles et plans.
On vise une résistance thermique élevée et on traite systématiquement les points sensibles : rehausse de la trappe d'accès, protection des conduits et des spots encastrés, maintien de la ventilation de la sous-toiture.
Des déflecteurs sont posés en périphérie pour ne pas obstruer la ventilation basse, et des repères de hauteur garantissent l'épaisseur sur toute la surface. Une fiche de chantier atteste la quantité d'isolant réellement mise en œuvre.
Le soufflage projette l'isolant en flocons : il épouse toutes les irrégularités du plancher et atteint les recoins inaccessibles — la méthode reine pour les combles encombrés. Le déroulage pose des rouleaux en deux couches croisées : idéal sur un plancher dégagé et plan, avec circulation possible sur passerelles. Nous choisissons la technique selon la configuration de vos combles.
Quand les combles sont aménagés — ou destinés à le devenir — l'isolation se fait sous la pente du toit, au niveau des « rampants ». Elle préserve le volume habitable tout en supprimant l'effet « fournaise » en été et les déperditions en hiver.
C'est un poste essentiel pour transformer des combles en pièces de vie réellement confortables toute l'année.

L'isolant est posé entre les chevrons, puis complété par une seconde couche sous chevrons afin de supprimer les ponts thermiques du bois et d'atteindre la performance visée. Pour les rénovations lourdes ou les charpentes que l'on souhaite laisser apparentes, la technique du sarking (isolation par l'extérieur de la toiture, sous la couverture) assure une continuité parfaite.
Un pare-vapeur côté intérieur et une lame d'air ventilée sous la couverture sont indispensables pour évacuer l'humidité et garantir la durabilité de la toiture.
On contrôle systématiquement l'état de la charpente et de la couverture avant d'isoler : une toiture en fin de vie justifie souvent un sarking réalisé à l'occasion de la réfection du toit.
On isole les combles perdus quand l'espace sous toiture n'est pas habité : l'isolant est posé à plat sur le plancher du grenier. On isole les rampants quand les combles sont — ou seront — aménagés : l'isolant suit la pente du toit pour préserver le volume. À surface égale, isoler des combles perdus coûte moins cher ; isoler les rampants est incontournable dès que l'on veut vivre sous les toits.
Vérification de l'état de la charpente et de l'étanchéité de la couverture avant toute intervention d'isolation.
Mise en place de la 1re couche d'isolant entre les chevrons pour combler l'épaisseur disponible dans la structure.
Pose de l'ossature métallique et de la 2e couche d'isolant sous chevrons pour supprimer les ponts thermiques du bois.
Mise en place du pare-vapeur côté intérieur, avec traitement soigné des jonctions et des points singuliers.
Pose des plaques de plâtre ou du lambris, traitement des joints. Le plafond est livré prêt à peindre ou décorer.
On isole les combles perdus quand l'espace sous toiture n'est pas habité : l'isolant est posé à plat sur le plancher du grenier. On isole les rampants quand les combles sont — ou seront — aménagés : l'isolant suit la pente du toit pour préserver le volume habitable.
Pour atteindre la performance réglementaire R ≥ 6 m².K/W ouvrant droit aux aides, il faut généralement 24 à 30 cm d'isolant, posé en deux couches croisées pour supprimer les ponts thermiques.
Oui, le chantier se déroule pièce par pièce. Nous protégeons et bâchons les zones de travail. Selon la surface, comptez 3 à 5 jours d'intervention.
C'est fortement recommandé. Un logement bien isolé doit être bien ventilé pour éviter la condensation et garantir un air sain. Si votre VMC est absente ou vétuste, nous pouvons traiter les deux postes ensemble.
La pompe à chaleur air/eau remplace avantageusement une chaudière fioul ou gaz. Elle capte les calories de l'air extérieur pour chauffer l'eau du circuit de chauffage et, selon le modèle, produire l'eau chaude sanitaire.
C'est l'un des équipements les plus aidés et les plus efficaces pour décarboner le chauffage d'une maison.

Le rendement se mesure par le COP : pour 1 kWh d'électricité consommé, une PAC performante restitue 3 à 4 kWh de chaleur. Le dimensionnement (puissance et température de départ d'eau) est déterminant : une PAC basse température couplée à un plancher chauffant ou à des radiateurs adaptés offre les meilleurs rendements.
Les modèles récents fonctionnent avec des fluides à faible impact (R32, R290). Nous réalisons un calcul de déperditions avant de dimensionner l'appareil, pour éviter le surdimensionnement et les cycles courts qui usent le compresseur.
L'unité extérieure est positionnée pour limiter le bruit et faciliter le dégivrage, et le réseau hydraulique est soigneusement calorifugé. Les courbes de chauffe sont réglées à la mise en service, puis affinées après quelques jours d'utilisation.
Une PAC bien dimensionnée tourne longtemps à régime modéré, avec un excellent rendement et une longue durée de vie. Surdimensionnée, elle multiplie les démarrages (cycles courts) qui usent le compresseur et dégradent le COP réel. C'est pourquoi nous partons toujours d'un calcul de déperditions et de la température d'eau de vos émetteurs — jamais d'un simple ratio au m².
La pompe à chaleur air/air diffuse directement de l'air chaud en hiver et frais en été, via une ou plusieurs unités intérieures. Réversible, elle assure le confort toute l'année avec un seul équipement.
C'est une solution efficace pour remplacer des convecteurs électriques, pièce par pièce ou sur l'ensemble du logement.

Le système se compose d'une unité extérieure et d'une ou plusieurs unités intérieures (split, multi-split, gainable ou console). Ses performances se lisent via le SCOP en chauffage et le SEER en rafraîchissement : plus ces indices sont élevés, plus l'appareil est économe.
L'étude définit le nombre et la puissance des unités selon le volume des pièces et leur exposition. Les liaisons frigorifiques relient l'unité extérieure aux unités intérieures ; leur tracé et leur longueur influent sur le rendement.
À la différence de la PAC air/eau, elle ne produit pas l'eau chaude sanitaire. La mise en service comprend le tirage au vide et le contrôle d'étanchéité du circuit frigorifique.
Le mono-split relie l'unité extérieure à une seule unité intérieure : parfait pour une grande pièce de vie. Le multi-split raccorde plusieurs unités intérieures à une seule unité extérieure, pour traiter plusieurs pièces en limitant l'encombrement en façade. Le nombre et la puissance des unités se calculent selon le volume et l'exposition de chaque pièce.
Le chauffe-eau thermodynamique produit l'eau chaude sanitaire en récupérant les calories de l'air, au lieu de les générer par une résistance électrique. Il divise par deux à trois la consommation d'un cumulus classique.
C'est un geste simple, rapidement rentable, et éligible aux aides à la rénovation.

L'appareil associe un ballon de stockage à une petite pompe à chaleur qui puise les calories de l'air : air ambiant d'un local non chauffé, air extérieur, ou air extrait de la VMC. Avec un COP de l'ordre de 3, il restitue environ trois fois plus d'énergie qu'il n'en consomme.
Le volume (200 à 270 L) se choisit selon la taille du foyer. L'installation sur air ambiant requiert un local d'au moins 20 m³ ; à défaut, on raccorde l'appareil sur l'extérieur par des gaines.
L'emplacement doit permettre l'évacuation des condensats et éviter de refroidir une pièce chauffée. Un appoint électrique reste disponible pour absorber les pics de consommation.
L'idéal est un local non chauffé d'au moins 20 m³ — garage, buanderie, cellier — dont l'appareil récupère les calories sans refroidir une pièce de vie. À défaut, on le raccorde sur l'air extérieur par des gaines, ou sur l'air extrait de la VMC. Dans tous les cas, il faut prévoir l'évacuation des condensats à proximité.
La VMC simple flux renouvelle l'air du logement en continu : elle extrait l'air vicié et humide des pièces de service, tandis que l'air neuf entre par les pièces de vie.
C'est la solution la plus simple et la plus économique pour assainir l'air et éliminer l'humidité responsable des moisissures.

L'air vicié est extrait en continu dans les pièces humides (cuisine, salle de bains, WC) par un caisson moteur placé en combles, puis rejeté en toiture. L'air neuf entre par des entrées d'air placées en menuiserie dans les pièces de vie.
En version hygroréglable, bouches et entrées d'air modulent leur débit selon le taux d'humidité, ce qui limite les déperditions par rapport à une VMC autoréglable à débit constant — un vrai plus dans un logement isolé.
Le réseau de gaines est dimensionné pour garantir les débits réglementaires dans chaque pièce, et les gaines en combles sont isolées pour éviter la condensation.
La version autoréglable maintient un débit constant : simple et robuste. La version hygroréglable module le débit selon l'humidité de chaque pièce — elle ventile plus à la douche ou en cuisine, et réduit les déperditions le reste du temps. Dans un logement isolé, l'hygroréglable est presque toujours le meilleur compromis confort / économies.
La VMC double flux va plus loin : elle récupère la chaleur de l'air extrait pour préchauffer l'air neuf entrant. L'air est ainsi renouvelé sans gaspiller l'énergie de chauffage.
C'est la ventilation la plus performante, particulièrement pertinente dans un logement bien isolé et étanche à l'air.

Le système possède deux réseaux de gaines : l'un extrait l'air vicié, l'autre insuffle l'air neuf. Au cœur de l'appareil, un échangeur transfère la chaleur de l'air sortant vers l'air entrant — sans que les deux flux ne se mélangent — récupérant 70 à 90 % de cette énergie.
Résultat : un air entrant déjà tempéré et filtré (pollens, particules fines), et des pertes de ventilation très faibles. La performance dépend du bon calibrage du réseau de gaines et du remplacement régulier des filtres.
Le caisson échangeur est installé dans un volume chauffé ou isolé, et les gaines sont isolées pour préserver les performances. Le réseau est équilibré pièce par pièce à la mise en service.
La double flux donne le meilleur d'elle-même dans un logement déjà bien isolé et étanche à l'air : c'est là que la récupération de chaleur devient réellement rentable. Dans une maison ancienne très perméable, son intérêt reste limité tant que l'enveloppe n'a pas été traitée. Elle s'envisage donc idéalement en même temps qu'une rénovation de l'isolation.
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